Au sommaire : Qu’est-ce que la loi Cosse en 2026 ? · Loi Cosse ou Loc’Avantages : les différences · Les niveaux Loc1, Loc2, Loc3 · Conditions d’éligibilité · Plafonds de loyer et de ressources 2026 · Investir en loi Cosse, étape par étape · Exemple chiffré à Lyon · Loc’Avantages ou LMNP ? · Les pièges · Questions fréquentes
Chercher « loi Cosse 2026 » sur Google, c’est tomber sur un fantôme fiscal. Le nom n’existe plus dans les textes. Le dispositif, lui, est bien vivant, et il a même une date de péremption : le 31 décembre 2027.
Réponse directe : oui, on peut encore investir en loi Cosse en 2026. Officiellement rebaptisée Loc’Avantages, la réduction d’impôt va de 15 à 65 % des loyers perçus, en échange d’un loyer plafonné et d’une convention signée avec l’Anah. Ce guide couvre les barèmes 2026, les conditions exactes, un exemple chiffré complet et les pièges que la plupart des articles omettent. Mis à jour en août 2026.
Points clés
- La loi Cosse s’appelle désormais Loc’Avantages. Même article 199 tricies du code général des impôts (CGI), nouveau mécanisme : une réduction d’impôt directe, plus un abattement.
- Réduction de 15 à 65 % des loyers bruts selon le niveau de décote choisi : Loc1, Loc2 ou Loc3.
- Le dispositif est prorogé jusqu’au 31 décembre 2027 par l’article 88 de la loi de finances pour 2025. Passé ce délai, plus de nouvelle convention possible, sauf changement législatif.
- Conditions : logement loué nu, situé en zone tendue, loué comme résidence principale à un locataire sous plafonds de ressources.
- Cumul possible avec le déficit foncier, un levier puissant si le bien nécessite des travaux.
Lecture : ~9 min
Qu’est-ce que la loi Cosse en 2026 ?
La loi Cosse est un dispositif de défiscalisation immobilière qui récompense les propriétaires acceptant de louer un logement ancien à un loyer inférieur au marché. Créée par la loi de finances pour 2017, elle a été remodelée par la loi de finances pour 2022 et rebaptisée Loc’Avantages, ex-Louer Abordable. En 2026, le terme « loi Cosse » désigne donc, dans l’usage courant, ce dispositif unique.
Le principe tient en une phrase : vous signez une convention avec l’Anah (Agence nationale de l’habitat), vous plafonnez le loyer, et l’État vous verse une réduction d’impôt calculée sur les loyers encaissés. Personne n’y perd : le locataire paie moins cher, vous réduisez votre impôt, et le logement reste dans le parc privé.
Trois chiffres à retenir. 15 %, 35 %, 65 %. Ce sont les taux de réduction d’impôt, alignés sur l’effort consenti sur le loyer.
Loi Cosse ou Loc’Avantages : quelle différence ?
Juridiquement, la loi Cosse n’existe plus depuis le 1er mars 2022. Pratiquement, tout le monde continue de l’appeler ainsi, et c’est un piège : les deux mécanismes ne calculent pas l’avantage de la même façon.
| Point de comparaison | Ancienne loi Cosse (2017-2022) | Loc’Avantages (2022-2027) |
|---|---|---|
| Nature de l’avantage | Abattement forfaitaire sur les revenus fonciers | Réduction d’impôt directe |
| Assiette | Loyers encaissés, après abattement de 15 à 85 % | Loyers bruts perçus |
| Impact selon la TMI | Dépend du taux marginal d’imposition | Identique pour tous les contribuables |
| Taux | 15 à 85 % selon zone et intermédiation | 15 %, 35 % ou 65 % selon le niveau Loc |
| Durée d’engagement | 6 ans | 6 ans, renouvelable |
| Date limite | Abrogé | 31 décembre 2027 |
La conséquence est concrète. Avec l’ancienne Cosse, un abattement de 30 % sur 10 000 € de loyers faisait économiser 30 % de votre TMI sur cette base, soit 900 € pour un taux à 30 %. Avec Loc’Avantages, la réduction de 35 % s’applique directement sur les loyers bruts : 3 500 € d’impôt en moins, quel que soit votre taux. C’est plus lisible, et souvent plus généreux.
Les 3 niveaux de loyer : Loc1, Loc2, Loc3
Le dispositif repose sur trois paliers de décote par rapport au loyer de marché. Plus vous décotez, plus la réduction d’impôt augmente. Le niveau Loc3 impose en contrepartie une intermédiation locative : un organisme agréé (type Soliha) devient votre interlocuteur et vous garantit le paiement des loyers.
| Niveau | Décote sur le loyer de marché | Réduction d’impôt sur loyers bruts | Intermédiation |
|---|---|---|---|
| Loc1 | -15 % | 15 % | Non |
| Loc2 | -30 % | 35 % | Non |
| Loc3 | -45 % | 65 % | Obligatoire |
Un exemple rapide pour un loyer de marché à 700 €. En Loc1, vous encaissez 595 € et récupérez 15 % de vos loyers bruts. En Loc3, vous encaissez 385 €, mais l’État vous rend 65 % des loyers. Le Loc3 n’est pas toujours le plus rentable : tout dépend de votre taux d’imposition et de vos charges. On le détaille plus bas avec un cas complet.
Quelles conditions pour investir en loi Cosse en 2026 ?
Les conditions n’ont pas changé en 2026, mais leur cumul élimine beaucoup de candidats. Les voici dans l’ordre où il faut les vérifier.
- Le logement est situé en zone tendue : A bis, A, B1 ou B2. Les communes de la zone C sont exclues, sauf cas particuliers.
- Le logement est loué nu (vide). La location meublée est incompatible avec le conventionnement Anah classique.
- Le locataire en fait sa résidence principale et respecte les plafonds de ressources.
- Le loyer respecte les plafonds du niveau choisi (Loc1, Loc2 ou Loc3).
- Le propriétaire s’engage pour 6 ans minimum, renouvelables.
- La demande de convention est déposée sur Monprojet.anah.gouv.fr dans les 2 mois suivant la signature du bail.
- Le logement est décent et, selon les cas, un diagnostic ou des travaux peuvent être exigés.
Une précision qui surprend : la loi Cosse ne s’applique pas qu’aux particuliers. Les SCI soumises à l’impôt sur le revenu peuvent aussi en bénéficier, ce qui ouvre des montages intéressants pour répartir la réduction entre associés.
Plafonds de loyer et de ressources 2026
Les plafonds de loyer sont révisés chaque année par arrêté ministériel et publiés au BOFiP. Les barèmes 2026 restent zonés, comme pour l’ancien Pinel. Le loyer maximum dépend de la zone et du niveau de décote.
| Zone | Loc1 (réf. indicative) | Loc2 | Loc3 |
|---|---|---|---|
| A bis | Loyer de marché -15 % | Loyer de marché -30 % | Loyer de marché -45 % |
| A | Loyer de marché -15 % | Loyer de marché -30 % | Loyer de marché -45 % |
| B1 | Loyer de marché -15 % | Loyer de marché -30 % | Loyer de marché -45 % |
| B2 | Loyer de marché -15 % | Loyer de marché -30 % | Loyer de marché -45 % |
Le point critique, c’est la notion de loyer de marché. L’Anah l’évalue à partir des loyers pratiqués dans le voisinage : références de l’observatoire des loyers, annonces comparables, loyers du même immeuble. Si votre estimation est trop haute, la décote peut être recalculée. Si elle est trop basse, vous offrez une décote supérieure à celle prévue, sans réduction d’impôt supplémentaire. Les deux erreurs se paient.
Côté locataire, les plafonds de ressources suivent la grille du dispositif Pinel : le revenu fiscal de référence du foyer ne doit pas dépasser un seuil par zone et par composition familiale. En 2026, les barèmes utilisent le revenu fiscal de référence le plus récent connu à la signature du bail.
Comment investir en loi Cosse 2026 : étape par étape
Le parcours complet prend de 4 à 8 semaines entre la visite du bien et la convention signée. Voici la séquence, dans l’ordre.
- Identifiez un bien éligible en zone A bis, A, B1 ou B2, loué nu ou à louer nu. Privilégiez les secteurs où le loyer de marché est documenté.
- Estimez le loyer de marché avec des références solides : trois à cinq annonces comparables, observatoire local des loyers.
- Choisissez votre niveau (Loc1, Loc2 ou Loc3) et calculez le loyer plafonné, la réduction d’impôt et le rendement net après impôt.
- Trouvez un locataire sous plafonds de ressources. En Loc3, passez par un organisme d’intermédiation locative agréé.
- Signez le bail, puis déposez la demande de convention sur Monprojet.anah.gouv.fr dans les 2 mois. C’est le délai le plus souvent manqué.
- L’Anah instruit le dossier, fixe le loyer de marché de référence et édite la convention. Signez-la et retournez-la.
- Déclarez vos revenus fonciers au régime réel (formulaire 2044) et reportez la réduction d’impôt sur votre déclaration de revenus.
Point de vigilance : la réduction d’impôt court à compter de la prise d’effet du bail, même si la convention est signée après. La rétroactivité est prévue, mais elle suppose que la demande ait été déposée dans les délais.
Exemple chiffré : un T2 à Lyon en Loc2
Assez de théorie. Prenons un T2 de 45 m² à Lyon, acheté 210 000 € frais inclus, loyer de marché estimé à 700 € par mois, propriétaire imposé à 30 %.
Sans conventionnement, les chiffres sont ceux d’une location classique. 8 400 € de loyers annuels, environ 1 700 € de charges déductibles (taxe foncière, gestion, entretien), soit 6 700 € imposables. Impôt et prélèvements sociaux : environ 3 160 €. Net après impôt : 3 540 € par an.
Avec une convention Loc2, tout change. Loyer plafonné à 490 € (décote de 30 %), soit 5 880 € par an. Charges réduites à 1 500 €. Revenu imposable : 4 380 €. Impôt et prélèvements : environ 2 070 €. Et la réduction d’impôt de 35 % sur les loyers bruts : 2 058 €.
| Ligne du calcul | Location classique | Loi Cosse Loc2 |
|---|---|---|
| Loyers annuels | 8 400 € | 5 880 € |
| Charges déductibles | 1 700 € | 1 500 € |
| Revenu net imposable | 6 700 € | 4 380 € |
| Impôt + prélèvements sociaux | 3 160 € | 2 070 € |
| Réduction d’impôt | 0 € | 2 058 € |
| Net après impôt | 3 540 € | 4 368 € |
Le résultat surprend toujours. En encaissant 30 % de loyer en moins, le propriétaire sort avec 23 % de revenu net en plus : 4 368 € contre 3 540 €. Le locataire, lui, économise 210 € par mois. C’est le mécanisme complet du dispositif, et la raison pour laquelle il survit à tous les débats budgétaires.
Ce calcul simplifié ignore la vacance locative, l’assurance propriétaire non occupant et l’éventuelle taxe sur les logements vacants. Il reste fidèle à l’ordre de grandeur, mais faites tourner votre propre tableur avant de signer. Le rendement locatif brut et net se calcule avec ses propres règles, et les deux dispositifs ne se comparent pas à la légère.
Loc’Avantages ou LMNP : quel dispositif choisir ?
La question revient dans toutes les discussions de bailleurs. La location meublée non professionnelle (LMNP) joue sur un autre levier : l’amortissement du bien et du mobilier, qui efface une grande partie des loyers imposables.
| Critère | Loi Cosse (Loc’Avantages) | LMNP |
|---|---|---|
| Logement | Nu uniquement | Meublé uniquement |
| Avantage | Réduction d’impôt de 15 à 65 % des loyers | Amortissements déduits des loyers |
| Loyer | Plafonné (décote 15 à 45 %) | Libre |
| Régime fiscal | Revenus fonciers (réel) | BIC (micro ou réel) |
| Engagement | 6 ans minimum | Aucun |
| Taux d’imposition idéal | Tous profils, effet maximal dès 30 % | Intéressant dès 30 %, optimal au-delà |
La règle de décision tient en une phrase : si vous visez un loyer de marché et une liberté totale, le LMNP l’emporte presque toujours ; si vous acceptez un loyer modéré contre une réduction d’impôt garantie et que vous êtes dans une zone éligible, la loi Cosse peut battre le LMNP sur le net après impôt. Le cas lyonnais ci-dessus le démontre : 4 368 € nets, sans amortissement.
Un dernier point, souvent oublié : la réduction d’impôt Loc’Avantages entre dans le plafonnement global des niches fiscales de 10 000 € par an et par foyer (article 200-0 A du CGI). Si vous cumulez déjà Pinel hérité, Denormandie ou un PER, vérifiez la place disponible avant de vous engager. Une réduction théorique de 3 000 € peut se retrouver plafonnée à 1 500 €.
Les pièges qui ruinent la rentabilité
Les guides institutionnels présentent le dispositif sous son meilleur jour. Voici ce qu’ils ne disent pas.
Le loyer de marché mal évalué. C’est le risque numéro un. Si l’Anah retient un loyer de référence inférieur au vôtre, votre décote réelle dépasse le niveau choisi et votre rendement fond. Faites estimer le loyer par un professionnel local avant de déposer le dossier.
Le plafonnement des niches à 10 000 €. Mentionné plus haut, il transforme une réduction attractive en avantage partiel si votre panier fiscal est déjà plein.
Le locataire qui part. La convention court avec le logement, pas avec le locataire. En cas de départ, vous devez relouer dans les mêmes conditions (loyer plafonné, ressources plafonnées). Un bien difficile à relouer devient une contrainte.
La revente avant 6 ans. Vendre en cours d’engagement entraîne la remise en cause des réductions déjà perçues, avec intérêts de retard. La durée de détention doit être intégrée à votre stratégie de sortie dès l’achat.
La fiscalité locale. La taxe foncière, la taxe sur les logements vacants et les éventuelles taxes additionnelles ne sont pas neutralisées par la réduction d’impôt. Dans les zones tendues, elles pèsent lourd.
Le déficit foncier mal exploité. Le cumul avec la loi Cosse est autorisé et puissant : les travaux créent un déficit foncier imputable sur votre revenu global dans la limite de 10 700 € par an (article 156 du CGI), pendant que la réduction d’impôt continue de courir. La plupart des investisseurs oublient ce double levier.
Ce que vous ne trouverez pas ailleurs
Trois angles manquent à presque tous les articles sur la loi Cosse. Les voici.
Le compte à rebours 2027. L’article 88 de la loi de finances pour 2025 a fixé la fin du dispositif au 31 décembre 2027, et la demande doit être déposée dans les 2 mois suivant le bail. Concrètement, il reste moins de 17 mois pour acheter, trouver un locataire et signer. Un investissement locatif classique prend 3 à 6 mois entre l’offre et la convention. Ceux qui attendront 2027 pour s’y mettre n’auront probablement pas le temps. Si la date est passée et que le dispositif n’est pas reconduit, les alternatives les plus proches sont le déficit foncier classique et le LMNP, détaillés dans nos guides.
Le test des 8 portes. Avant toute signature, vérifiez ces 8 points dans l’ordre. Zone éligible. Location nue. Résidence principale. Loyer de marché documenté. Locataire sous plafonds. Cash-flow positif après décote. Place disponible sous le plafond de 10 000 € de niches. Capacité à tenir 6 ans. Huit oui, et le dossier part. Un seul non, et le dispositif devient une mauvaise affaire déguisée en bonne conscience.
Le montage SCI. Les associés d’une SCI à l’impôt sur le revenu se partagent la réduction d’impôt au prorata de leurs parts. Pour un couple ou une famille, cela permet de lisser l’avantage fiscal et d’éviter de heurter le plafond des niches. Aucun des grands portails ne le mentionne, et c’est pourtant un levier de structuration propre à ce dispositif.
À retenir
La loi Cosse 2026, c’est un nom d’usage pour Loc’Avantages, une réduction d’impôt de 15 à 65 % des loyers en échange d’un loyer plafonné, prolongée jusqu’au 31 décembre 2027.
- Vérifiez la zone, le caractère nu du logement et les plafonds de ressources avant tout calcul.
- Chiffrez le net après impôt, pas la réduction brute : l’exemple lyonnais gagne 23 % en encaissant 30 % de moins.
- Intégrez le plafonnement des niches à 10 000 € et la durée d’engagement de 6 ans.
- Faites estimer le loyer de marché par un professionnel : c’est la variable qui décide de tout.
Questions fréquentes
Quelle différence entre la loi Cosse et Loc’Avantages ?
La loi Cosse (2017) offrait un abattement forfaitaire sur les revenus fonciers, dont le montant dépendait de votre taux d’imposition. Loc’Avantages (2022) la remplace par une réduction d’impôt directe de 15 à 65 % des loyers bruts, identique pour tous les contribuables. Juridiquement, seul Loc’Avantages existe ; « loi Cosse » reste le nom utilisé dans le langage courant.
Quel est le plafond de loyer loi Cosse en 2026 ?
Le loyer ne doit pas dépasser le loyer de marché local diminué de 15 % (Loc1), 30 % (Loc2) ou 45 % (Loc3). Le loyer de marché est évalué par l’Anah à partir des loyers pratiqués dans le voisinage. Les barèmes détaillés sont publiés chaque année par arrêté ministériel au BOFiP.
Quelle réduction d’impôt avec la loi Cosse en 2026 ?
La réduction d’impôt représente 15 % des loyers bruts en Loc1, 35 % en Loc2 et 65 % en Loc3. Elle s’applique pendant toute la durée de l’engagement de 6 ans, dans la limite du plafonnement global des niches fiscales de 10 000 € par an et par foyer.
Peut-on cumuler loi Cosse et déficit foncier ?
Oui. Les travaux réalisés dans un logement conventionné peuvent générer un déficit foncier imputable sur le revenu global, dans la limite de 10 700 € par an, avec report sur 10 ans. La réduction d’impôt Loc’Avantages s’ajoute à ce mécanisme : c’est l’un des cumuls les plus puissants de la défiscalisation immobilière.
La loi Cosse est-elle compatible avec la location meublée ?
Non. Le conventionnement Anah exige une location nue, occupée comme résidence principale. Un logement meublé relève du régime LMNP, incompatible avec Loc’Avantages sur le même bien. Il faut choisir entre les deux statuts, en fonction du loyer visé et de votre fiscalité.
Jusqu’à quand peut-on signer une convention Loc’Avantages ?
Les demandes de convention doivent être déposées sur Monprojet.anah.gouv.fr au plus tard le 31 décembre 2027, dans un délai de 2 mois après la signature du bail. Passé cette date, le dispositif s’éteint sauf reconduction par une nouvelle loi de finances.
Conclusion
La loi Cosse 2026 est l’un des rares dispositifs où tout le monde gagne : le locataire paie moins cher, le propriétaire réduit son impôt, et l’État loge des ménages modestes sans construire. L’argent public n’est pas le seul à circuler, votre rendement aussi, à condition de maîtriser les barèmes, le loyer de marché et le calendrier.
Le vrai risque n’est pas fiscal, il est temporel. 17 mois pour signer, c’est court. La fenêtre se ferme le 31 décembre 2027, et aucun texte ne garantit une nouvelle prorogation.
Commencez par vérifier l’éligibilité de votre commune sur la carte de l’Anah, puis faites estimer le loyer de marché. Si le test des 8 portes passe, le dossier se monte en quelques semaines. Si vous hésitez entre les dispositifs, comparez d’abord avec le régime du déficit foncier, puis arbitrez sur le net après impôt, pas sur l’affiche.
À lire ensuite : comment construire un patrimoine locatif performant avec le déficit foncier, ou comment calculer correctement votre rendement locatif brut et net.



